Par définition, la ripisylve est la végétation bordant les milieux aquatiques. Elle peut former un liseré étroit ou un corridor très large. Ce mot vient de “ripa” qui veut dire rive/berge et de “sylva” qui veut dire forêt, donc littéralement « forêt de berges ». Au-delà de 20 mètres de large, on parlera de forêts alluviales.
La ripisylve est indispensable au bon fonctionnement de la rivière.
Les ripisylves jouaient un rôle économique important au début du siècle dernier (production de bois de chauffage, fourrage pour les bêtes…) ce qui permettait un entretien régulier des cours d’eau.
Au fil du temps elles ont perdu de leur intérêt et lorsqu’elles n’ont pas été supprimé, leur entretien a bien souvent été abandonné.
Sans entretien, la ripisylve ne présente pas que des avantages : embâcles, apports excessifs de débris végétaux, uniformisation des milieux et dégradation de la qualité de l’eau.
Pour assurer son rôle au mieux la ripisylve doit être diversifiée :
- Diversité d’essences (frênes, aulnes, noisetiers,...)
- Diversité de strates (herbacée, arbustive, arboré)
- Diversité des classes d’âges
- Alternance entre les zones denses et les zones plus clairsemées
La présence de bois mort sur pied en berge et d’encombre dans le lit du cours d’eau reste nécessaire (abri pour les oiseaux, insectes...) lorsqu’elle n’est pas trop importante.
L’entretien doit permettre le maintien d’une ripisylve diversifiée pour assurer l’équilibre du cours d’eau. Une intervention régulière permet de limiter l’importance (et par conséquent le coût) et l’impact de l’intervention.
Dans certain cas, l’abandon de l’entretien par les riverains, une intervention inadaptée sur la ripisylve ou encore son absence totale conduit à un dysfonctionnement majeur du cours d’eau sur une majeure partie du bassin versant. Dans ce cas, une intervention peut relever de l’intérêt général et ainsi être prise en charge par la collectivité.